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AMAZON : LES SYNDICATS APPELLENT À LA GRÈVE

Les syndicat CGT d’Amazon France a appelé à la grève pour demander une augmentation de 2 euros de l’heure et une prime de 1000 euros. Ils dénoncent par ailleurs des conditions de travail à risque.

( Article paru et publié par cgt.fr )

Appel à la grève pour revendiquer de meilleures conditions de travail

Les syndicats d’Amazon France (Sud, CGT et FO) ont lancé un appel à la grève pour revendiquer de meilleures conditions de travail et une meilleure redistribution des profits générés par le confinement. Ils appellent les salarié.es à se mettre en grève les week-end durant lesquels le travail a été rendu obligatoire par la direction pour faire face à l’afflux de commandes liées aux fêtes de fin d’année.

Notre organisation réclame notamment une prime de 1 000 € et une augmentation de deux euros brut de l’heure en contreparties au surcroît d’activité causé le reconfinement. De fait, Amazon France devrait voir son chiffre d’affaires augmenter de 20% cette année pour dépasser largement les 7 milliards d’euros.

"Pendant la première vague, la direction avait fait un geste en nous augmentant de deux euros bruts par heure, mais cette fois-ci, ils ont refusé toutes nos demandes", a déclaré Gaël Begot, délégué CGT à l'entrepot de Lauwin-Planque.

Cinq minutes de plus de pause, c’est la seule contrepartie qu’a accepté d’octroyer la direction

Amazon est connu pour sa faible redistribution.  Selon un rapport du Syndex (un cabinet d’expertise destiné aux CSE), la participation moyenne des salariés s’élevait à 514 euros en 2018 (contre 1.398 euros en moyenne dans les autres entreprises) alors que dans le même temps le chiffre d’affaires de l’entreprise a augmenté d’environ 20% et qu’en 2018, la marge commerciale d’Amazon France s’élevait à 32,5%. 


Notre organisation s’inquiète aussi des conditions sanitaires, à l'approche des fêtes de fin d'année, où l'embauche massive d'intérimaires met à mal la distanciation sociale.  “On craint des clusters, dans un premier temps. On constate que les cas augmentent sensiblement semaine après semaine. Une des revendications, c’est que les personnes fragiles puissent rester chez elles avec un maintien de salaire à 100%”, a confié Emilien Williatte, délégué CGT sur le site Lauwin-Planque au média RT. 

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